Des hommes politiques qui renoncent à une augmentation automatique de leurs indemnités ?
Deux jours auparavant, M. Span avait insisté avec véhémence et sans ambages sur cette augmentation lors de l'émission de M. Miosga. S'agissait-il simplement d'un effet de mimétisme (puisque tous, toutes tendances politiques confondues, souhaitent désormais s'en passer), ou bien d'un remords de conscience l'ayant saisi en réalisant que « prêcher l'eau et boire du vin » risquait de déplaire aux électeurs ? Avec un salaire de base de parlementaire de 11 400 € par mois, chacun pouvait certainement se permettre de renoncer à cette augmentation sans se sentir démuni.
Ne serait-il pas souhaitable que les membres du Parlement aillent encore plus loin et appliquent également aux parlementaires le principe du mérite, que le Chancelier et ses partisans exigent des citoyens ?
Et si les parlementaires étaient personnellement responsables de la qualité de leurs lois ?
Cela pourrait potentiellement entraîner une augmentation de la productivité et de la qualité.

À tout le moins, cela réduirait considérablement le gaspillage de ressources financières dû à de mauvaises décisions.
Et ne serait-il pas temps que les parlementaires contribuent eux aussi au système de sécurité sociale ?
D'une part, la sécurité sociale serait renforcée, et d'autre part, les politiciens pourraient constater par eux-mêmes ce qu'est l'« incursion à froid », qui touche tous les employés de la même manière.
On a encore le droit de rêver, n'est-ce pas ?
Cela a été promis aux employés par divers politiciens avant chaque élection au cours des 50 dernières années, mais cela n'a jamais été tenu.
Aujourd'hui, tous les politiciens parlent d'allégements fiscaux pour les revenus faibles et moyens. Ils parlent aussi d'allégements fiscaux pour la soi-disant classe moyenne.
Si cette proposition était réellement sérieuse, il faudrait élaborer et présenter un concept réaliste. Cela nécessiterait l'expertise nécessaire.
Apparemment, aucun des parlementaires ne possède ces connaissances, car ces concepts réalistes semblent ne pas exister.
Les citoyens semblent le ressentir aussi, c'est pourquoi ils se laissent « séduire » par les promesses fallacieuses des nazis.
N'avons-nous pas déjà vécu cela ?



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